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23 nov. 2016

Florian Magnin, champion d'automne

De temps à autre, Florian Magnin sort de sa poche un petit calepin, y annote quelques bricoles; gribouille une idée à ressasser plus tard.

Ce cahier en déborde, de petites pattes de mouches. "Je le sers pour noter tout ce qui me passe par la tête. Une idée de foot, un projet quelconque ou un plan tactique, tout y passe."

Son gribouillis, il le range aussitôt ni vu ni connu, plus tard le retranscrit informatiquement, Excel pour les présences aux entraînements, et les railleries y relatif commencent, bien malgré lui "c'est le seul bémol depuis que j'ai repris l'équipe. On n'est pas assez aux entraînements, parfois 7-8. On a trois étudiants, quelques pères de famille, ce qui l'explique aussi un peu. Mais c'est clairement insuffisant et cela nous empêche de progresser sur de nombreux points. Pour l'instant, cela ne nous pénalise pas."

Mais...?

Mais l'insuffisance s'arrêtera là où presque, pour le reste c'est une affaire qui roule: un titre de champion d'automne, neuf victoires pour un seul nul, un nul qui le laisse néanmoins fruste. Pour la dernière fois de la discussion, il jouera donc les notes négatives, "ces points-là, à Montcherand (1-1), on les a vraiment laissé passer. Laisser, c'est le seul mot qui convient!", exigence donc, lui qui pourrait ensuite revenir, une par une, a n'importe quelle des neuf victoires des siens - de tête ou en piochant dans son carnet. Florian se rappelle de tout, de chaque détail, peut raconter un match de À à Z, même sans son carnet.


Marcelo Bielsa, Manu Bergantinos: les inspirations.



À l'interne ses joueurs le nommeraient Marcelo Bielsa. "C'est surtout par rapport à ses entraînements, c'est carrément la méthode Bielsa" raconte laconiquement Sébastien Bardet, la pierre angulaire de sa défense. Florian Magnin applique certains préceptes de El Loco Bielsa, il aime "jouer haut et presser fort, les gars doivent toujours être en mouvement; on joue en 4-3-3 avec des joueurs offensifs vu qu'on est bien servi dans ce domaine", mais pour y arriver, encore faut-il en avoir les capacités physiques. Et ça c'est son dada. Il revient d'un trail en Norvège, plus de 80 kilomètres de tracé, les courses longues distances qui n'ont rien d'une balade, donc durant la préparation "oui, les mecs ont dû cravacher dur".

Autre inspiration pour Florian Magnin: Manu Bergantinos. Jadis et au début du siècle, Manu fut l'entraîneur de La Une, une époque où le club était une ribambelle de jeunes du bled, tous dans le bel âge de la progression, 18-22 ans, tout le monde faisait partie de la jeunesse, tout le monde était prêt à mourir pour son pote, il ne manquait alors qu'un leader.  Et Manu fut cet homme: "il m’a énormément inspiré. En particulier dans sa capacité de motivation, et de faire répéter les mêmes gestes aux mêmes joueurs, des centaines de fois. Tactiquement aussi, on a tellement évolué sous son égide. Des trucs tout simple, mais que beaucoup négligent".


"Passer de tête à claque à tête de gondole, c'est n'est pas si simple."



Manu est aussi un peu à l'origine du Hasta Siempre. Le cri de victoire du bled lui serait attribué, mais "avec Manu, on a remplacé le Aux Armes un peu barbare par le Hasta Siempre. Et ça, ça me plaît". Hasta Siempre, tous ensemble l'un et pour l'autre. Autant de valeurs qui sautent aux yeux du boss, qui a repris l'équipe cette année, après le retrait de Mikael Duperret et la culbute de la 3e ligue. "L'esprit d'équipe, c'est la base. A notre niveau, on ne peut pas passer outre. Et là c'est génial. On s’éclate! Reprendre après une relégation n'a jamais rien d'une sinécure, mais les mecs ont vite repris le dessus. Chaque seconde avec eux est un bonheur. Et je garantis de passer de tête à claque en 3e ligue à tête de gondole en 4e n'est pas facile".

Florian pense-t-il pouvoir vivre un second tour aussi prolifique que le premier? "Il n'y a pas de raison qu'on y arrive pas. Le talent est là. Après, bon, on n'est pas à l'abri de blessures mais oui, je suis confiant qu'on saura jouer les Finales."  Qu'est-ce qui fait la fierté de son équipe? Parmi sa liste pléthorique de points positifs, il ressasse l'élévation des quelques jeunes, qu'on attendait depuis un moment. Nathan Karlen déjà: "lui a explosé et je suis content pour lui. Le potentiel à toujours été là, il lui fallait juste un contexte et environnement pour s'émanciper". Mais aussi Manu Virgolin, qui "ne jouait pas avec La Une, il a perdu pas mal de temps de jeu mais aujourd'hui, on en retire les bénéfices. Il est un incontournable". Ou encore Loris Rochat, "qui progresse de jour en jour à côté de Sébastien Bardet". En même temps, avec un contingent si chétif - La Deux ce n'est que 15 joueurs -, chacun a son temps de jeu, son rôle à jouer. "Yann Rufener a été remplaçant. Mais il ne s'est jamais plaint et a été décisif à chacune de ses entrée" ou encore Yves Hofmann "qui ne peut pas beaucoup s'entraîner mais qui fait tourner les matchs lorsqu'il entre en jeu" sans parler de "Jo-Carlo Teixeira qui amène tant d'expérience, lui qui a joué à Baulmes lors de leurs grandes années". Le point qu'il faut améliorer: "être plus constant sur 90 minutes. Éviter au maximum ces satanés temps faibles."


On parle de derby. Le sourcil devient circonflexe, le regard téméraire, quasi sanguin; on reconnaît Magnin



En mentionnant le mot Baulmes, Mags a subitement l'œil qui tourne. Ce sont ces derbys qu'il adore tant. "Jouer Rances, Chavornay ou Ependes, c'est la base." Le sourcil devient circonflexe, le regard téméraire, ceux qui l'ont connu en tant que joueur reconnaissent pêle-mêle son côté quasi sanguin, oui il l'a été; parfois cela ressemblait au fou furieux; un derby ne se joue pas il se gagne était son dada; "plutôt mourir que de perdre contre Baulmes"; lui qui en a quitté prématurément des derbys, cartons rouges obligent. "Ça a toujours été par excès de volonté. J'avais une telle rage pendant ces derbys... C'était beau!"

Avant un derby à Baulmes d'ailleurs, l'homme avait posé sa tente sur le terrain, et y avait passé la nuit avec quelques coéquipiers - donc oui, sur le terrain de Baulmes ils avaient passé la nuit.

De la folie?

À la El Loco Bielsa? En tous cas, dans l'esprit d'équipe qui le caractérise. Car ensuite, Champvent avait battu Baulmes 7-1. Et Florian redevient souriant.


Le calepin qui (lui) dit tout

Le Trail c'est son dada.  80 bornes et puis s'en va.

19 oct. 2016

Six sur neuf. 66%.

Le week-end dernier, c'était triple header au Battoir. Trois matchs à domicile pour les trois équipes du club, trois points en jeu pour tous les trois, trois opportunités pour remplir les tiroirs de la buvette 'Chez Colette', trois fois trois pouvait faire neuf points - comme à la belle époque.

On s'en contentera de six, de points. 66% c'est bien.

Alors commençons par le début.

Champvent II - Veyron-Venoge 4-1
D'abord, ce fut La Deux. L'équipe de Florian Magnin -- qu'à l'interne on surnommerait Marcelo Bielsa -- joue le haut du tableau, contre Venoge elle a dû jouer des coudes. Bousculé comme rarement cette saison, Champvent a su faire fi de la finesse adverse: "au début, ils se trouvaient bien, jouaient vite. Nous, on était un poil en retard et ce qui devait arriver arriva, 0-1. On n'avait plus trop l'habitude d'être mené." Sébastien Bardet, toujours aussi adroit dans l'analyse, très droit dans ses gestes défensifs, personne ne se lassera jamais de voir tant d'élégance sur le terrain, diantre que c'est beau, oui, la main de fer dans le gant de velours, avec lui tout à l'air simple; presque autant que ce 0-1: "tu as vu l'élévation du type? C'est l'un des plus petits sur le terrain mais il prend tout de la tête; au milieu de terrain c'était pareille". En face, Christian Leuenberger, 25 ans de club, contrecarre, presque révolté: "il était seul! Faut le bousculer! Lui marcher sur les pieds b**del! C'est quoi ce marquage?!" Au final, peu importe, car Champvent enclencha alors la seconde. Quatre pions en un rien de temps, de quoi ne laisser nul regret à Veyron: "Bien sûr, ils ont baissé physiquement. Mais ça, c'est aussi parce qu'on les a pressés. L'expulsion les a coulé", Commader in Chief Magnin, satisfait mais laconique: "on a encore du boulot", tandis qu'Alex Perret souriait à côté, prêt à sortir picoler, festoyer stricto senso son 7e but de la saison. La Deux semble ainsi enchaîner les matchs comme les victoires, avec la sérénité d'un bouclier anti-averse, rien ne le perméabilise, surtout pas les atermoiements dans ses buts (déjà 4 gardiens utilisés en 7 matchs).
Tendance: à la hausse. Qui peut lui barrer les Finales?


Champvent III - Rances II 3-4
Dimanche matin, La Trois. Là c'est spectacle. Renversement. Et renversant. Tout y passe: la catastrophe jusqu'à ce 0-3 de la 57e; la beauté du foot jusqu'à cette 91e où Champvent rate seul au but -- c'eut été 4-3! -- et juste derrière pim, 3-4. "C'est cruel" lâchait le génie Tyty Golay, gamechanger de son état, entré en jeu à 0-3 il retournait alors tout: la défense de Rances (devenue subitement caduque); les filets adverses (il y va de son doublé), l'emprise sur le match (le momentum avait changé); les espoirs du public (qui râlait déjà); les gamins derrière le but (qui ne jouaient plus mais regardaient le spectacle). Patrick Girard, central de Rances, lançait alors "il y a une justice!" au moment du coup de sifflet final, un brin partial mais chaud bouillant, alors que Golay, génial comme toujours éludait: "un nul aurait été plus logique". Le foot, en Champions League comme en 5e ligue, ca fait rêver les foules, qu'ils soient 45,000 au Bernabeu ou 45 au Battoir, ça jubile, ca chavire, au Battoir on peut commander une bière sans perdre du regard le match, oui "Chez Colette" 45 secondes suffisent, à Bernabeu à la mi-temps on y va pas, on n'a pas 45 minutes à perdre pour une bière sans alcool et un foot sans passion.
Tendance: à la baisse. Puisqu'elle perd trop souvent.


Champvent - St-Prex 2-1
La Une est morte, vive La Une! Après avoir gambergé de longues semaines durant, défaite retors, enfin la victoire retourne. Mais du temps pour que victoire se dessine, il en fallut. Seule certitude: meilleure, La Une l'était, dimanche dernier. St-Prex n'avait rien fait, quelques voluptés pour la forme, sinon rien, si ce n'est repousser Champvent. Explications: "il nous manque 4 titulaires, comment veux-tu faire?" raisonnait un supporter sis derrière le but avec nous, il semblait honnête, l'accent vaudois en sus, lui qui fustigeait autant ses propres joueurs que les nôtres, lorsque la bêtise du foot trouvait son apogée (91e, expulsion). "Tu as des cerveaux à louer?" demandait Christian Leuenberger au Président au moment où le banni sortait. Rien a rajouter. Enfin oui, et des belles. Déjà Jason Brunet, qu'on arrêtera d'encenser car il va prendre le Melon, mais que son activité est belle lorsqu'il devient pitbull guerrier, terrier à l'affût, récupération précoce, relance tardive, perspicace, discipline, parfois cela écœure. A l'inverse il y a aussi Le Roi. Remplaçant pour une fois, Albino Bencivenga entre, anticipe, fixe, quel luxe ce remplaçant de luxe, qui marque le GWG (84e) Tonton Tharin rigole: "attention Albino, rentrer et marquer c'est un bon signe pour l'entraîneur; pas pour toi la prochaine fois".  Le Roi botte en touche, remet la main sur le dossier du jour: "ce match-là, il fallait le gagner, sinon le train de tête partait sans nous."
Tendance: à la hausse. La Une est dans le bon wagon.


2/3, 6 points, 66%.
Trois matchs six points. Pas de quoi pavoiser, juste de quoi provoquer des chutes à la buvette, du monde bien ému a perdu pied, un peu éméché, tout émoustillé par tant d'allégresse.

Vive le foot.


Dimanche, c'était mi-figue mi-raisin.  Une victoire sur deux.

Samedi, c'était fête au village - vive La Deux.

29 sept. 2016

C'était la dernière fois. Au revoir, FC Champvent.

C'était la dernière fois.

La dernière fois que j'emmenais mes coéquipiers sur le terrain, brassard de capitaine chevillé au corps.

C'était le 5 juin dernier.

Après 19 ans au club. Dont environ 14 en tant que capitaine.

"Emmène ton équipe une dernière fois, et sois fier de tout ce que tu as fait" me lançait un supporter et ami. J'acquiesçais, le cœur qui pince, la tête qui baisse et la larme qui monte; un sentiment de devoir accompli quand même, la fierté d'être un étendard, fidèle au club comme peu le sont désormais.

Mais le "ton équipe" m'a vite échappé, car ce ne sera jamais l'équipe de qui que ce fut - personne n'est au-dessus du club - mais uniquement le club-phare d'une région, aussi grand qu'il puisse être.

FC Champvent, je t'aime.

Ce n'est pas mon club. "Mon club", jamais. Mais c'est les clubs des fondateurs. Du comité. Des supporters historiques. Des joueurs qui ont marqué son histoire - et ils sont nombreux.

Passé outre cette latence verbale, on passe aux choses sérieuses.  Au FC Concordia Lausanne.

On va entrer sur le terrain.  Affronter Concordia.

Les joueurs sont alignés. Prêts à entrer. Tout se met alors à tourbillonner. Dans la tête, ça tourne. Coup de sifflet clair et éclair, les arbitres nous envoient au centre pour le toss et les civilités du hand-shake. Avant ce dernier match.

Là, je regarde devant moi.

Seulement devant moi.

Si je regarde derrière, je pleurs.

Regarder derrière soi, c'est évoquer les souvenirs. Le passé qui remonte. Les promotions successives (monter de 5e ligue en 4e, de 4e en 3e, de la 3e à la 2e, deux fois les Finales de promotion en 2e ligue Interrégionale, 1 victoire en Coupe vaudoise) mais c'est surtout les souvenirs des formidables moments de partage qu'on ne veut pas voir, surtout dans le rétroviseur, démons du passé, ceux qu'on ne vivra plus jamais.

Regarder derrière soi à cet instant, pour la dernière fois yeux dans les yeux avec ses coéquipiers, c'eut été trop dur.

Flashback. Repenser aux sorties, à la vie du vestiaire qui va manquer, aux farces qui ne seront plus, aux vannes qu'on n'entendra plus, aux mauvais perdants des entraînements, aux bières d'après-entraînement, fêter les trois points, aux causeries d'avant-match, aux nouvelles chaussures rose du copain qu'on adore moquer, au goût du Fortalis et de sa forte odeur de placebo, aux sorties d'équipe à Lyon, Prague, Budapest, Leysin, Lisbonne.

Car le foot, c'est ça.

Uniquement ça.

Le partage.

La vie.

Vivre ensemble.

"Seul on va vite, ensemble on va loin." "Soyons extraordinaires ensemble; plutôt qu'ordinaires séparément."

Et puis il y a être capitaine. C'est un devoir: montrer l'exemple. Ne jamais rater l'entraînement. Tirer les autres vers le haut. Rassembler le groupe. Accueillir les nouveaux. Fidéliser les anciens. Inhiber les timides. Prophétiser les extravertis.  Ces vertus-là ne se transmettent que si on joue au foot pour les vraies - et bonnes - raisons.

Le partage.

La vie.

Vivre ensemble.

Celui qui a joué pour autre chose, donc seul, n'aura jamais rien vécu de vrai. Seulement des faux-sourires, des faux-plans, le temps de faire semblant. Le temps de changer du club.

Retour au présent.  Place à Concordia.

On se dirige vers le milieu de terrain. Toujours, l'équipe est derrière moi. C'est la dernière fois et diantre que c'est long. Mais c'est beaucoup trop court, car tout est désormais fini.

J'ai la larme à l'œil.

Mais je suis fier.

Je regarde autour de moi. Les fidèles supporters sont là. Comme toujours. Et demain, je serai des leurs. De l'autre côté de la barrière désormais. Certains étaient joueurs lorsqu'on a commencé. Ils étaient vieux et on était jeunes. Ils sont toujours là, fidélité impavide. Ce sera mon tour d'être un vieux.

Et très vite, tout ça passe.

L'émotion vire.

A la réalité.

On passe à autre chose.

Au match.

A Concordia.

C'est le dernier de la saison. Et accessoirement le dernier de ma vie. Il faut le gagner. Comme tous les autres. On joue pour gagner, tout le temps, même un match du ventre-mou du mois de juin. Celui qui joue pour autre chose ne jouera jamais pour le bien des siens.

Ensuite on cravache, on galère, on concède, on calcule, on souffre, on gère les temps faibles comme les forts, on simule, on réagit, on râle, on s'encourage, on se bécote, on se tire les cheveux, on se marche sur les pieds, on communique, on célèbre, on tape son pote dans le dos, on pousse, on dorlote les siens, on embrasse celui qui marque, on encourage celui qui doute.

Une dernière fois: on partage. Sur le terrain. Hors du terrain.

Le sport dans son plus simple appareil.

89 minutes plus tard, 3-3.

L'heure pour moi de sortir. Une dernière fois. Avec une haie d'honneur que jamais je n'oublierai. Tout le monde est là. Le Président. Les copains. La famille.

Soit tout ce qui compte: la vie. Le partage. Vivre ensemble.

Merci le FC Champvent.

Je t'aime.

Merci les copains.

Je vous aime.

Pour toujours.

Sacha Clément

C'était la dernière fois.

La dernière lettre aux copains

22 sept. 2016

Ce blog doit-il revivre?

C'est reparti!

Ce blog doit revivre.

Ou bien?

Longtemps, de 2006 à 2015, ce blog a vécu, et bien.  Des milliers de visites sur le site; des joies, des photos, des promotions; des papelards et des émotions; des joueurs se sont identifiés, et on a rêvé -- tonnerre que c'était beau.

Depuis, on ronfle.

Le site ne fait plus grand chose.

Et un site qui dort, autant ne pas en avoir, ça n'a d'utilité qu'aux robots de Google qui scannent les pages en quête de néant ou de ravigotant.

Alors, as-tu envie de voir ce blog revivre?

As-tu envie de relire des choses, sur la vie du club, des photos dans les douches, les traînards de la buvette ou les accros de la théorie?

Que souhaites-tu voir sur ce blog?  Résumés de matchs; photos de joueurs; interviews; la vie du club -- dis-nous ce que tu as envie de lire ici! Tu peux le faire soit en mettant un commentaire sur ce blog, soit par email, soit par nos comptes Twitter, Facebook ou Instagram -- qui eux sont régulièrement mis à jour.

Donc, on vous dit à bientôt.

Ou bien? À toi de décider!

Vive le FC!

Hasta Siempre!


Une séance de comité, et la volonté de relancer le blog. Et toi, qu'en dis-tu?

26 févr. 2016

Dîner de soutien 2016

Ce blog, depuis quelques mois végète, en même temps que les joueurs se réveillent, gentiment mais sûrement, à l'aube de la reprise.

Mais rassurez-vous, le club reste actif, dynamique et déterminé à faire de 2016 une bien belle année, sous bien des auspices.  Certainement, il n'y aura pas de promotion ni de Finales, encore moins de victoires en Coupe vaudoise.

Mais d'autres satisfactions sont à venir.

Et on va commencer par ripailler, par s'en mettre plein la panse. Par passer du bon temps ensemble - n'est-ce pas là la quintessence du football de talus?

Le vendredi 18 mars, c'est le dîner de soutien du club.  On ne doit plus être loin de la 10e édition, et grande nouveauté: ce sera la famille Glauser au fourneaux.

Inscris-toi, ce n'est pas trop tard.

Allez Champvent.
Hasta Siempre



4 janv. 2016

Le FC a besoin de toi!

Tu aimes le foot.  Tu aimes le FC Champvent.  Tu aimes l'ordre.  Tu aimes la discipline.  Tu aimes les sanctions.  Tu aimes les gens droits.  Tu aimes repérer les tricheurs.  Tu aimes d'ailleurs ceux qui ne trichent pas.  Tu aimes le règlement.  Tu aimes le respect.  Tu aimes t'investir.  Tu aimes les responsabilités.  Tu aimes te faire insulter la négociation.  Tu as la même passion, mais pas le même maillot.  Alors tu aimeras l'arbitrage.  Et ça tombe bien, le FC Champvent a besoin de toi.








23 oct. 2015

La Une a les bêtes

Enfin! La Une décolle un poil. A l'unanimité les gens du club commençaient pourtant à se poser la redondante question: mais que se passe-t-il donc, à La Une?

Car indubitablement, l'équipe de Christian Mischler est plus forte que l'année dernière. Plus forte quantitativement. Plus forte qualitativement. Plus forte techniquement. Plus forte sur le papier. Plus forte partout et dans tout.

Mais heureusement, le football n'est pas une science exacte.

Malgré les arrivées talentueuses (Zaidi, Poncet, Besson, Falcon, Brunet), ça ne prenait pas, ni la sauce, ni la mayonnaise, surtout pas les points au classement. Donc les interrogations y relatif, mais que se passe-t-il dans la maison du FCC, y a-t-il péril en la demeure? Manque de leadership? - "la bonne ambiance je la vois bien, chers joueurs. Ça rigole. Ça se chambre. Mais faut aussi oser vous dire les choses. Parce que là, on ne fait pas de points" lançait le boss Mischler. Manque de talent? "Purée mais vous avez quoi? Vous êtes des vrais grabataires sur le terrain!" provoquait un supporter.

Heureusement pourtant, depuis dimanche dernier, ça va mieux.

D'abord La Une a puni Pully (3-5). L'équipe de la banlieue lausannoise eut l'outrecuidance d'instaurer un 3-5-2 offensif offrant boulevards, couloirs et dévaloirs aux dévaleurs de couloirs que sont Schmidli ou Falcon. Marco Galatti a mis deux pions (2e, 13e), profitant des immenses territoires sis dans le dos d'une défense un brin naïve. Et puis l'équipe a cravaché défensivement, elle a subi, elle a souffert mais elle a tenu bon.

Plus forte que l'année dernière. Plus forte partout et dans tout. Mais alors pourquoi ça cloch(ait)e?


Ensuite, la Coupe. La Coupe, le genre de match qu'on aime jouer car c’est en semaine, donc ça remplace un entraînement; le genre de match auquel on n'attache aucune importance si ce n'est celle de se faire plaisir, on fait tourner non pas le ballon mais son effectif. A tel point que c'est de l'ordre de l'affectif, plus on monte les tours plus le cœur palpite, on s'y attache, on s'amourache, on passe les rondes et on devient amoureux, jaloux, pour rien au monde on n'a envie de la quitter, cette Coupe. Mais nous en sommes encore très loin, de la victoire finale puisqu'en huitièmes de finales seulement. Seulement? Non, déjà! Vivement la suite.

Bref. A Prilly, La Une a retourné l'inextricable, passant de 2-0 à 2-3 en un dernier quart d'heure de gloire warholien. En l'absence du Roi Bencivenga (malade), le Centaure Galati a encore pris les devants, de l'attaque, de la scène et du renouveau chanvannais. Trois buts, le hattrick parfait, parfaitement jouissif, trois buts à la file: un du droite (72e, penalty obtenu par Jean-Luc Besson); un de la tête (81e, l'art du contrepied); un ultime du pied gauche (94e, pichenette maléfique à l'entrée des 16).

Le Centaure Galati: 5 pions en 2 matchs.


De partout, l'équipe du tandem Christian Mischler et Alain Poncet guérit, mais c'est bien la forme de Galati qui encense le tout.  Footvaud parle de victoire miraculeuse. Au vu des événements on s’entend, mais cette victoire, nous la qualifierions plutôt d’héroïque, géniale, palpitante, passionnante, mentale, camarade, exquise, ou plutôt: "voilà pourquoi on fait du foot dans la vie". Bref, l’extase.

Reprendre du poil de la bête c'est bien. Mais pour parfaire une semaine déjà bien belle, il faut clore le bec de Lutry, montrer les griffes, trois points ou rien dimanche prochain. Coup d'envoi: 14:30 au Battoir.





Maintenant on se la raconte

A Prilly, il existe le Chemin de Champvent. Voilà pourquoi on y gagne souvent.

Grande Galati. Tripleta Galati

6 oct. 2015

[Gallerie] Nom de bleu c'est demain!

Le dernier week-end d'octobre ne te dit toujous rien?

Vraiment?

Pourtant, c'est bel et bien celui que tu attends toute l'année, celui du souper campagnard du FC Champvent.

Il est venu le moment de t'y inscrire, c'est le 31 octobre.

Au menu, la formule reste la même puisqu'elle gagne sempiternellement: apéro-buffet-filets mignons-dessert-bar.

Et cette année, il y aura une surprise. Pour les puristes.  Pour les amoureux du club.  On n'en dit pas plus.

Si tu aimes la bonne bouffe, vive Epicure, le buffet campagnard concocté par les bénévoles du club est une merveille; les filets mignons préparés par un joueur du club, l'excellent Nicolas Glauser, sont si spéciaux qu'il faut les découvrir.

Si tu aimes plutôt faire la piste, le bar est prêt, vive Dionysos, avec cette année un DJ beaucoup meilleur que celui de l'année dernière - c'est une promesse qui est faite ici. Allez, cadeau, toutes les affiches des dernières éditions (tu peux avouer que tu aimes les cartes).

Au plaisir, chers lecteurs!




















30 sept. 2015

Et un, et deux, et vive La Trois

La Une a pris une gifle, contre Prilly (2-3).

La Deux s'est pris une claque, contre La Sarraz (1-5).

Et pendant ce temps-là, La Trois cartonne.

Sur ce site, rarement n'avons eu le temps pris le temps de couvrir les aléas de notre Trois, équipe villageoise quasiment indigène, ici y jouent les Golay, Glauser, Leuba, Estoppey, Pfander, Perrin, Favre du coin (donc de Champvent même), ou les quelques égarés des villages d'a-coté, nous parlons ici des Hurni, Jeanneret, Gaeschlin. Plus local tu meurs, cette équipe est même entraînée par un duo Chanvano-Rancignolet: le binôme Thierry Glauser Pascal Vidmer; bref tout rime, tout roule, sur et hors du terrain, puisque notre Trois règne à la 2e place du classement de son groupe de 5e ligue.

La Trois, une équipe villageoise et quasiment indigène, est 2e de son classement.

Cedric Pfander, parfois capitaine, trop souvent blessé, est un cacique du village puisqu'ancien Président de la Jeunesse et des sacro-saints Ankers, il connaît la baraque mieux que quiconque, le voilà encore membre du comité du club, il n'hésite pas met en garde contre toute velléité malvenue, c'est qu'il en a vu d'autres, le bougre: "jusqu'ici, on n'a réellement joué que contre le bas du classement. Faut donc le prendre avec des pincettes, ce foutu classement". Certains diront que l'homme voit toujours son verre à moitié vide - même si tout le monde s'accorde à dire qu'il est tout le temps plein, son verre donc, non pas l'homme - il n'empêche qu'il a le souvenir féroce: "l'année dernière déjà, on a débuté comme des papes, pour finir comme des pinces. Donc bon, attendons quelques matchs avant de jubiler".

Il a raison.

Mais en attendant, on jubile devant cette équipe, qui, toutes proportions gardées, devrait être la seule du club - trois équipes pour un bled de 400 habitants est-ce bien raisonnable?

Décrytage rapide.

En attaque, attention les marrons, le duo d'attaque est chaud comme la braise, en feu, comme l'est maladroitement traduite l'expression américaine qui dit qu'ils sont on fire. Anthony Golay, rescapé d'un cancer, enfile les buts comme il a échappé à la maladie maligne: à la vitesse grand-V, sept buts depuis la reprise. Il n'est ni plus ni moins que le meilleur buteur du club, rien que ça, à bientôt 37 ans c'est pas mal, et ça ne fait penser à d'autres anciens qui réussissent. Devant, Golay est accompagné par Nicolas Perrin, ils forment un duumvirat antinomique, le lent et le rapide, l'expérimenté et le furieux, le sage et l'inepte, la vista et la furia.

Anthony Golay, rescapé d'un cancer, enfile les buts comme il a échappé à la maladie maligne: à la vitesse grand-V, sept buts depuis la reprise.

Au milieu, Leif Favre se balade, notre immigré préféré à nous Kaleab Frezgi tricote; tandis que derrière en défense, autour du bon Bonnano (qui était gardien à La Une lors de la promotion en 2e ligue) se distingue Gaeschlin (un jeune ancien de La Deux), avec, dans les buts, la meilleure recrue de la buvette de l'équipe, le gardien Gueric Hurni.

Les débuts de La Deux, tonitruants (5-2 vs. Bonvillars). La suite, turbulente (3-4 au Centre Portugais). Enfin, un dernier remis contre Ependes (2-2).

Prochaine échéance: vendredi (20:00), dans un puissant derby, à Rances.  Etre bien classé c'est cool. Gagner le derby, c'est mieux.